01 novembre 2009
Mon phare
Je défis le brouillard,
Sous ma lance de fer,
Lacérant au hasard,
Un fantôme désert.
Il s’émiette dans l’air,
Parsemant ses lambeaux.
Ses éclats de poussières,
Forment un spectre nouveau.
Je regagne ma tour,
Que les ombres convoitent,
Le fantôme alentour,
Constitue sa frégate.
Il rameute ses frères,
Et l’armée du silence,
L’océan est couvert,
Et la flotte s’élance.
Je surplombe cette mer,
Saturée de douleur,
Ses navires de guerre,
Veulent atteindre mon cœur.
J’ai trahi mes remparts,
En cédant chaque pierre,
Ils absorbent mon phare,
Pour ôter ma lumière.
20:09 Publié dans poèmes tristes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28 octobre 2009
Rêve
Chaque goutte de pluie,
Est une larme volée,
Par les ombres et la nuit,
Sur un œil embué.
J’ai brodé dans le noir,
Mes lagunes de sang,
Et l’obscur cauchemar,
Où j’étouffe en pleurant.
Je contemple le ciel,
Qui protège ma vie,
Tous les astres ont des ailes,
Pour éteindre nos cris.
Une étoile progresse,
Sur mon souffle si lent,
Ta lumière caresse,
Mes petits battements.
Je m’envole à mesure,
Que Ton Cœur pénètre,
La profonde blessure,
Qui anime mon être.
Je m’éveille sans toi,
Mais les songes murmurent,
Le contour de ta voix,
Sur ma faible parure.
17:11 Publié dans poèmes d'amitié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 octobre 2009
Larme
- Larme:
Chaque larme que tu verses est une lettre d'amour pour les cieux, la vie et les étoiles.
- Ciel:
Quand on croit que le ciel nous abandonne, les étoiles pensent qu'on les oublie...
- Blessure:
Une blessure laisse toujours une cicatrice, parfois visible très longtemps, alors qu'une caresse ne laisse aucune marque sur la peau...
- Pardon:
Laisse mes larmes couler dans ton cou, pour qu'elles te caressent en demandant pardon à chaque fibre de ton être.
15:52 Publié dans citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 octobre 2009
L'ange blessé
Mes paupières embuées,
Parcouraient cette nuit,
Où les astres ont donné,
Une chance à nos vies.
Tu glissais dans le ciel,
Sous l’étoile brisée,
Mais soudain tes deux ailes,
Et tes plumes ont gelé.
Moi j’allais décoller,
Pour éteindre l’aurore,
Mes pupilles fatiguées,
Aperçurent ton corps.
Tu flottais sous l’éclat,
D’une pluie colorée,
Les lambeaux délicats,
De tes ailes ont pleuré.
Ta parure d’ange éteint,
Etouffait sur le sol,
J’ai surpris le déclin,
Déjouer ton envol.
Puis tes plumes mourantes,
Couvraient l’aube blessée,
Une étoile filante,
Voulait fondre à côté.
Je voulais protéger,
Ta peau d’être divin,
En venant réciter,
Je suis là ne crains rien.
J’ai goutté la rosée,
En suçant une larme,
Que tes pleurs ont laissé,
Sur ma bouche de parme.
Mes deux lèvres tremblaient,
En fermant les contours,
Arborant une plaie,
Pour y faire l’amour.
J’ai cru naître en laissant,
Mes papilles pénétrer,
Le premier battement,
De ton Cœur enneigé.
Tout mon être brillait,
Sur tes ailes flétries,
Où mon âme rampait,
Mais le rêve finît.
J’aimerais te soigner,
Sans attendre la nuit,
Je voudrais t’apporter,
Une étoile et ma vie.
10:13 Publié dans poèmes d'amour | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
